mercredi 11 mars 2026

Tourtelin de Roucoulons

 Tourtelin de Roucoulons était le cadet de sa fratrie, mais pas le dernier lorsqu'il s'agissait de faire des blagues ou de mauvaises farces. Turbulent et tyrannique, la vie noble et vertueuse de chevalier du Graal l'ennuyait au plus haut point. Tout simplement, Tourtelin était plus habitué aux bagarres d'ivrognes plutôt qu'aux joutes. C'est ainsi qu'il s'est retrouvé coincé dans une impasse à moitié saoul, en compagnie de quelques gens forts peu recommandables qui voulaient sa peau, pendant que le reste des habitants de Roucoulons fêtaient joyeusement le jour du Lys. Tenant à peine debout, le visage déjà en piteux état, l'idée fugace que c'était quand même une fin pitoyable pour un noble chevalier lui vint à l'esprit. Mais comme fugace elle était, elle disparut aussitôt qu'un camarade chevalier surgit au bout de l'impasse derrière les hommes très louches. Malgré sa vision extrêmement floue, Tourtelin pu remarquer que le cavalier qui se dirigeait vers la petite troupe sympathique ne portait pas les couleurs de Roucoulons. Son armure blanche était étonnement immaculée. Cela se passa en un éclair, trop vite pour le ciboulot éméché de Tourtelin. Tout ce dont il se souvint fut de son face à face silencieux avec ce chevalier alors que les autres s'étaient carapatés sans demander leurs restes. Celui-ci prit le chapelet de saucisses resté devant Tourtelin, se retourna et repartit tranquillement sur son cheval.

C'était le Chevalier Blanc. Autrefois conte pour enfant, il était désormais devenu apparition d'ivrogne, ramenant les chevaliers égarés vers la Dame pensa alors Tourtelin. Considérant cette intervention divine comme un signe, il prit la route. Il fit enfin des valeurs de la Dame les siennes, faisant de la forêt son foyer pendant ses pérégrinations, à la recherche de ceux qui auraient besoin de lui. Mais surtout, il suivit les traces du Chevalier Blanc, prêtant sa lame à quiconque se voyait aidé du Chevalier mythique dont on disait qu'il était dévoué à la Dame. ​






La grande partie de mes chevaliers ( à part deux) , ou plutôt de mon lore de Bretonnie est basé sur ... le fromage ! Peut-être est-ce une bonne occasion d'en apprendre un peu plus sur chaque fromage utilisé. Paradoxalement, je vais commencer par un fromage avec l'histoire la moins intéressante, la moins riche ou fantastique : le Roucoulons. Le Roucoulons est né dans la Haute-Saône en 1987 d'après la page de sa fromagerie et donc en même temps que la fameuse chanson "Never gonna give you up" de Rick Astley. Pour un pays qui a vu ses fromages naître dans des abbayes ou au fond des montagnes, c'est tout de suite moins sexy. Mais je choisis mes noms pour le fun et leur beauté, et j'ai choisi le Roucoulons exactement pour la même raison que ses créateurs l'ont choisi : c'est le bruit de la tourterelle et à la maison, si tu ne le savais pas encore, on aime les oiseaux et les tourterelles. Ce nom sied encore davantage au personnage puisqu'il a avec lui un oiseau (certes, pas une tourterelle).

Pour les armoiries, je ne suis pas allée très loin. On en a une pléthore en France, des belles, donc j'ai choisi mes préférées indépendamment du nom des fromages. En général c'est parce qu'il y avait un animal ou qu'elles avaient l'air intéressantes à faire en freehand. Pour Tourtelin de Roucoulons, c'est Gaillac qui a été choisie. Oui, on y va à fond dans le thème oiseau pour le petit Tourtelin. C'est pratique, ça me facilite le choix des couleurs en plus.

 



mercredi 4 mars 2026

Pomme d'Api

 L'année dernière, j'avais une quête secondaire : imprimer ma propre figurine. J'ai passé un certain temps à sculpter, et j'étais très curieuse de peindre enfin une de mes sculptures. Les conditions de ma quête étaient simples : passer mon année à sculpter et vers la fin de l'année, sélectionner les meilleures et demander un devis à un imprimeur.

Pour la faire courte, entre temps, j'ai oublié ma quête secondaire. Les petites surprises de la vie, tu sais.

Mais cette année, hop, on recoche la quête "Peindre sa propre figurine" en quête active. Et j'ai eu terriblement envie de commencer par une petite figurine assez simple, mon Pomme d'Api.


J'avais lu que l'impression 3d en soi c'est déjà un hobby et que l'impression de figurine en filament c'est bien si t'aimes bidouiller un peu et que tu es prêt à modifier un peu ta fig à la green stuff. Eh bien c'est vrai.

Ca a un peu bavé. Je ne sais pas si je peux trouver de meilleurs paramètres. J'ai fait deux essais pour cette figurine et j'ai pris la meilleure des deux. Ca me suffit. Je ferai d'autres essais lors d'une prochaine impression. Je n'ai pour l'instant pas besoin d'un meilleur rendu.


Hé bien moi je suis émerveillée. Ca me fascine, et je trouve ça extraordinaire de voir quelque chose de digital, quelque chose qui n'existe qu'en pixel, et à une autre échelle n'est qu'une suite de 0 et de 1 prendre forme physique ! Oui, c'est ma première rencontre avec une imprimante, mais il y a des fascinations qui sont trop grandes pour s'étouffer. Je crois que ça me fascinera encore un bon moment. Et puis c'est quelque chose que j'ai sculpté. Moi. C'est magique. Tout simplement magique.

Rien que de tenir cette figurine dans mes mains, j'en ai tiré des leçons sur ma sculpture. Les imprimantes 3D peuvent faire de sacrés détails et si je passe outre les détails mal imprimés dus à mon inexpérience ou peut-être aux limites du filament, je peux quand même m'assurer que c'est vrai. Les yeux, les boutons, le relief des feuilles. Bon, pas les boucles de chaussures, mais en même temps, je les ai faites vraiment minuscules. Ce qu'il manque surtout, c'est l'exagération des reliefs, histoire de voir clairement sans peinture. J'ai refait les bords de la capuche à la green stuff, et c'est déjà mieux. Après tout, je l'avais surtout sculpté pour essayer un logiciel. Bon. Je garde ça en tête pour ma prochaine sculpture.

J'en ai profité pour tester des choses. Un primer blanc à la place du noir, travailler plus avec des glazes, des couches fines et diluées. Pas toujours très pertinent, mais je teste.

Pour le socle, je suis allée au plus simple. J'avais au début très envie de le mettre sur un socle plus grand, au milieu d'un petit chemin dans un jardin, mais vu ses courtes jambes et le fait que l'impression n'est pas forcément tip top, je me suis abstenue. Une petite place pavée ce sera. Faite en argile auto-durcissante.







Negan, the Walking Dead

 Je ne suis pas sûre d'avoir beaucoup à dire sur cette figurine ! Non, je n'ai pas dépassé le pilote de the Walking Dead, et je ne s...